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FILTHY
JIM "Whiskey and porn" CD. 2002. TOUR HORSE Records.
FILTHY
JIM c'est un groupe de rock'n roll comme on en fait plus beaucoup:
On parle bien de rock'n roll sale et énergique, proche de l'esprit
de base, sentant bon le concert local imbibé au scotch. Les morceaux
sont assez simples, sans artifices ou fioritures: Ce qui compte
est l’énergie et le côté direct. Et donc le groupe n'a pas besoin
d'effets virilisants ou de trafic d'influences électroniques durant
leur passage en studio, Ils arriveront sans problème à reproduire
en concert ce qu'ils proposent sur CD, sans aucune différence au
niveau musique ou production. Certains me diront que ce n'est pas
forcément un exploit, vu la relative simplicité du style, mais bon
pourquoi s’embêter avec l'inutile quand on peut aller à l'essentiel?
Et je noterais que les morceaux du groupe, sans être complexes ou
surprenants, contiennent ce qu'il faut de variations pour ne pas
ennuyer l'auditeur: Assez de changements de tempos, quelques quasi-refrains,
des parties plus bruitistes, sans jamais tomber dans le trop gentil
ou le trop propre. Les moments les plus énervés touchent quasiment
au punk rock. Durant l'écoute, je pense aux STOOGES, à MUDHONEY,
à certains trucs noisy de SONIC YOUTH, voir NIRVANA de "Bleach"
(En moins grunge) alors que certains riffs ont un petit côté MOTORHEAD
(En moins métal quand même). Alors au final, que vaut ce petit
CD? C'est bien rock'n roll, ça joue comme il faut et ça crie pas
mal, mais bon rien de transcendant non plus! C'est juste un petit
CD bien rock'n roll qui fait du bien par ou il passe, de temps en
temps... Jim le crasseux n'a pas troqué ses slips puants et ses
vieilles chemises raides de crasse contre de la nouvelle technologie
(Sûrement trop casse tête pour lui), il a préféré garder le cerveau
bien au chaud dans le formol de sa campagne profonde, bien coincé
entre les cartons de bouteilles d'un scotch qui devient meilleur
et plus fort chaque année... Et donc son rock reste plus pur! La
campagne profonde a du bon, ouvrons grand les narines.
Avril 2007
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