_

 

 

 

INDEX\ RECYCLOTRON\ PRIMUS\                                                               >> Page du groupe
 

 Primus logo

  

PRIMUS INTERVIEW 1993
DREGS Zine #8.
(Traduit de l'anglais)

Ils sont très gros aux états unis, ces marchands de casquettes métalliques appellés Primus ont déchaîné leurs personnalités loufoques le dernier jour du festival de Reading et le grabuge qui s'en suivit fut une chose extraordinaire et impressionnante. Ils vont revenir en Angleterre pour en révéler plus au début 94. En attendant, retournons à Reading... Nous les avons rencontrés plus tard dans l'après-midi, le jovial et comique Les Claypool (Basse et chant) a d'abord parlé de leur été avec Rage against the machine sur la tournée Lollapalooza...
 

Toc Toc Toc   

Claypol: Ouai, on avait dit à Tom (RATM) de venir jammer un peu avec nous, ça déchirait assez! De nombreux gars de Fishbone sont aussi venus jammer, tout comme Jerry Cantrell, mais Tom était le plus barge... Et Maynard aussi (Tool). Maynard sonne comme Mickey Dolenz sous acide et ressemble une version de Roger Daltrey revue par Hr Giger, c'est du moins mon interprétation. Il a de bonnes paroles de sagesse.

Depuis quand êtes vous ici, juste aujourd'hui?

C: Juste aujourd'hui, on fait autant de festivals que possible. Demain on va traîner, puis on ira en Italie pour faire ce festival à Bologne.

Donc vous avez regardé tous les groupes aujourd'hui?

C: J'ai fait une tonne de presse, je n'ai pas pu vraiment en regarder un, j'en ai entendu beaucoup, J'ai entendu Alice Donut et ça m'a semblé vraiment bien. J'ai vu The Goats l'autre jour et ils étaient bons, le batteur déchire. Fishbone, je dois voir Fishbone, le meilleur groupe live du monde!

Je ne lais ai jamais vus

C: Tu n'as jamais vu Fishbone? Ils vont te botter le cul! (Nldr: Pas trop, ils étaient nuls).

Beaucoup de monde semble dire maintenant que Lollapalooza est une idée qui arrive à son terme, que ce festival ne peut plus aller nulle part...

C: Je pense qu'ils devraient bouffer un gros sac de merde.

Tu le dis.

C: Oui, c'est actuellement à la mode de dire "Oh, Lollapalooza n'est plus bon, ça a été récupéré". Mais tu vois, chaque soir il y a 30000 personnes qui passent un super moment. Lollapalooza est quelque chose dont les USAs ont eu besoin depuis longtemps, c'est quelque chose qui devrait être soutenu, qui devrait être entretenu, s'il y a des problèmes ils devraient être juste corrigés. C'est une chose super. Vous les gens d'Europe vous avez eu des festivals musicaux diversifiés depuis tellement d'années, des décennies même, du moins. Et il n'y a jamais eu quelque chose comme ça en Amérique. Maintenant, finalement ça arrive, et ça se passe bien et... Tu sais quand j'étais un ado au collège, la musique est une chose très importante dans ta vie, et ton statu social était presque défini par ce que tu écoutais, et j'aimerais espérer qu'avec le succès de Lollapalooza de nombreuses barrières et sous-groupes de ce type vont exploser et que les jeunes seront un peu plus ouverts d'esprit que quand j'étais à l'école.

Alors penses-tu que ça va continuer, qu'il y a un futur for cette entreprise?

C: Ouai, les gens qui crachent dessus sont généralement... Des journalistes pop. C'est comme le journal quotidien, comme certaines très grosses publications à la mode, mais finalement les tickets du Lollapalooza de Chicago ont été tous vendu avant que les groupes soient annoncés. Tu sais, c'est en train de devenir un événement que les gens veulent voir. Certains ont dit que ça devenait trop cher. Tous les ragots à ce sujet... Je ne pense pas que ça soir plus cher qu'aller à une foire au pays. Il y a un bon environnement, il y a beaucoup d'art, il y a aussi de nombreuses organisations, je pense que c'est un environnement sain et j'aurais aimé qu'il y eu plus de choses comme ça quand j'étais jeune.

               Primus live

En Amérique tu n'as pas des choses comme le festival de Reading, ou des fests étranges ici et là avec différents types de groupes...

C: Non pas du tout, juste le Lollapalooza. Ils ont essayé de faire le "Gathering of the tribes" avec Ian Astbury, c'était son truc. Ca a marché correctement. On a joué durant le deuxième, et ça a plus ou moins merdé. Lollapalooza vient juste de vraiment décoller. Tu sais, j'espère que Perry ne sera pas frustré par la presse négative, les articles négatifs étaient du genre "Oh, ça a été récupéré... Oh, c'est une grosse machine à pognon..." et ça fait beaucoup d'argent car il y a énormément de gens qui viennent pour voir les groupes. Ils paient bien les groupes, le prix du ticket est relativement réduit pour ce que tu as en retours.

Alors pourquoi ces retours négatifs?

C: C'est la troisième année, et le moment est venu de lancer des pierres. L'année dernière, une grosse partie des groupes qui ont joué étaient énormes; Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers, des groupes énormes. Cette année, c'est plus revenu aux principes de base, plus un festival alternatif, et j'aimerais le voir devenir plus diversifié, voir des groupes de jazz, de country, rassembler beaucoup de gens qui n'iraient pas normalement ensemble à un événement.

En Amérique vous êtes vraiment gros.

C: Plus gros qu'ici! Ah ah! Ouai environ vingt fois Ah Ah! Ah Ah (Imaginez le rire de Woody Woodpecker).

Pourquoi êtes vous si peu reconnus dans ce pays?

C: Tu sais, j'en sais rien...

Tu ne sais pas?

C: Je veux dire que c'est bon aux Usas, c'est bon en hollande, en Italie, c'est ok en Allemagne, mais c'est pas trop ça ici ou en France.

Pourquoi a ton avis?

C: Je ne sais pas, les gens n'accrochent pas. Je veux dire, qu'on est pas comme Rage, les déclarations politiques ou sociales qu'on peut faire sont assez subliminales et il y a clairement un message sous-jacent dans chaque morceau mais c'est plus satirique... Dans certains morceaux c'est plutôt une sorte de cartoon politique. Peut être que les Anglais veulent quelque chose de plus direct... Je ne sais vraiment pas.

Ca pourrait venir de la différence entre les sens de l'humour anglais et américain...

C: Je suis un gros fan de Rick Mayall et Adrian Edmonson, Rowan Atkinson, Pete Richardson, tous ces gens, j'adore ces trucs. J'ai grandi avec les vieux trucs des Monthi Pythons. J'ai toujours aimé la comédie. Quand j'étais jeune je voulais devenir ventriloque, j'ai toujours dit que si je n'avais pas fait de la musique j'aurais fait des films, mais forcément comme acteur, mais... J'adore faire des films, je vais travailler sur un film  en septembre mais je viens d'une famille assez orientée humour dans un sens et j'apprécie l'humour... C'est un outil très puissant.

Quel est le plus gros risque que tu ai jamais pris?

C: Embaucher Lalonde dans Primus! Ah Ah! Ah Ah! Ce fut une chose effrayante. Rouler à travers Berkeley avec Larry Lalonde, tous deux avec des longs cheveux blonds décolorés et une livre d'herbe sur la banquette arrière Ah Ah! Ca puait tellement dans la voiture qu'on a du rouler fenêtres ouvertes, c'était assez risqué.

Comment tu te sens en ce moment?

C: Ca va, tant que tu ne me demandes pas "Et si tu devais être un légume, lequel ça serait?".

Et si tu devais être un légume, lequel ça serait?