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Mots clés:

 

Indus metal

 

PITCH SHIFTER
"Desensitized" CD. 1993.
EARACHE Records
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Après un premier album ("Industrial") si proche des premiers GODFLESH qu'il avait assez agacé Justin Broadrick, puis un mini CD ("Submit") dont le style devenait plus compressé et plus carré (Dans le sens efficacité), les Anglais de PITCH SHIFTER continuent d'évoluer dans le metal industriel et proposent un deuxième album plus chaud, moins mécanique et froid. Le groupe lache un peu de lest et laisse sa musique respirer, un peu comme si un révélateur avait fait ressortir via leurs pores toute la rouille accumulée dans leurs corps, que celle-ci prenait la forme d'un nuage de poussière brune qui envahit votre chambre... L'atmosphère devient à la fois chargée, toxique et agréable.
Le style reste clairement du métal indus, et c'est toujours assez mécanique (Notamment pour les riffs de guitares, les samples), mais le groupe remplaça la boite à rythme par des pads électroniques qui donnèrent aux rythmes une approche moins froide et plus "tribale" (Entre guillemets car il est plus question d'un côté groovy et d'une certaine fièvre que du "tribal" apparus dans le néo metal quelques années après).
Les guitares haut perchées assez "dépressives" ou hallucinées sont toujours présentes, mais globalement le groupe continue de s’éloigner du style originel de GODFLESH... C'est peut être leur album le plus proche de MINISTRY, pour les guitares assez "thrash" (Même s'il y n'y a pas tellement de passages rapides).
Au moment de sa sortie "Desensitized" était le disque le plus accrocheur et catchy du groupe, car même s'il contient son lot de morceaux plus intérieurs, introspectifs, ou basés sur l'ambiance, on y trouve un nombre assez important de riffs et de parties vocales entrant dans le crâne pour ne pas en sortir si facilement (Tout comme certains samples de voix enregistrées, servant en partie d'introductions aux morceaux ils renforçaient le côté assez "paranoïaque"... Et certains sons de bruits mécaniques typiques du métal indus d'époque sont aussi cools et assez catchy...)
En fait la pochette illustre très bien l'atmosphère du disque. Pour entièrement refléter le contenu j'ajouterais juste une machine un peu rouillée...
Desensibilisé, les machines vous remercient.

Juin 2011